Mouvements rythmiques

Publié le 22/06/2017

Par Moira Dempsey, consultante et instructrice en Éducation Kinesthésique, International Faculty

Traduit par Claire Lecut

L’Entrainement de Mouvement Rythmique est basé sur les mouvements rythmiques naturels du bébé. Les mouvements eux-mêmes s’inspirent de mouvements originairement enseignés par Kerstin Linde à Stockholm en Suède. Le Dr Harald Blomberg, un psychiatre de Stockholm a appris les mouvements dans les années 1980. Il a depuis étudié le rôle du mouvement dans le développement, ainsi que les conséquences sur l’apprentissage, les émotions et le comportement si mouvement et stimulation sensorielle étaient insuffisants ou manquaient d’efficacité. RMT aborde aussi par conséquent le rôle des mouvements dans l’intégration des réflexes et ce qui risque d’arriver si ces réflexes sont persistants à un niveau ou un autre, et ne s’inhibent pas.

Les mouvements du bébé sont essentiels pour le développement neural. Ils stimulent la croissance et les connexions du réseau neural ainsi que la myélinisation des axones. Ces mouvements sont aussi importants pour le développement du contrôle de la tête et du tonus musculaire. Si un enfant n’a pas la possibilité de bouger librement dans son environnement, il s’ensuit un manque de stimulation sensorielle pour atteindre une bonne intégration au niveau du néocortex.

Les mouvements de RMT sont à la fois passifs et actifs. Idéalement ces mouvements devraient être faits d’une façon très précise afin d’être le plus efficaces possible. Plus ces mouvements seront faits consciencieusement, plus le cerveau recevra d’informations dans la façon d’adapter le tonus musculaire qui permettra aux articulations et au dos de travailler dans la position la plus appropriée, et d’évoluer de façon optimale dans le champ gravitationnel.

Les mouvements idéaux devraient être réguliers, sans effort, coordonnés et en rythme. S’ils sont saccadés ou manquent de coordination, cela révèle un dysfonctionnement au niveau du cervelet et/ou la rémanence de réflexes primaires après la petite enfance.

Les mouvements ne sont également corrects que lorsqu’ils ne s’accompagnent pas de mouvements involontaires des mains, épaules, cou, bouche, pieds, etc. Ils doivent aussi se faire de façon symétrique.

Nombreuses sont les personnes qui trouvent difficile de faire les mouvements avec précision et en rythme lorsqu’ils les font pour la première fois. Beaucoup d’enfants vont les faire passivement (avec quelqu’un qui bouge leur corps pour eux) pendant un certain temps avant de parvenir à les faire tout seuls.

Qu’ils soient actifs ou passifs ils sont profitables à tous. Chacun les fait à son propre rythme et peu à peu apprend à les faire avec une meilleure précision.

Pour plus d’informations sur RMT : www.rhythmicmovement.com

 

Expérimenter RMT Il y a 3 sortes de mouvements en RMT : passifs, actifs et Assis ou à genoux. La plupart d’entre eux peut être exécutée activement ou passivement. ECAP OBJECTIF : quelque chose dans votre posture que vous souhaiteriez modifier PRÉ-ACTIVITÉ : observez un déséquilibre MENU 1. Stimulation passive des genoux allongé sur le dos Sur le dos, les bras le long du corps, genoux fléchis entre 50 et 60°. Maintenir les genoux et les pousser en rythme vers la tête. S’il y a une difficulté à obtenir un mouvement souple et régulier en poussant, vous pouvez – au lieu de pousser – tirer en rythme simplement en maintenant les genoux au-dessus ou encore les mollets juste en dessous des genoux. Observez s’il y a des interruptions à quelque niveau que ce soit du corps dans la fluidité du mouvement. Cet exercice ne doit pas être fait avec des enfants qui présentent une trisomie 21 s’ils ont une instabilité des vertèbres cervicales. 2. Glissade sur le dos Sur le dos, dans la même position que pour l’exercice 1. Dans un 1er temps, vous pouvez aider la personne en la poussant en rythme depuis ses genoux, puis en donnant simplement de petites impulsions, jusqu’à ce qu’elle puisse faire elle-même ce mouvement. 3. Roulement du fessier d’un côté à l’autre – passif et actif À plat ventre, le front appuyé sur les mains. Les aisselles le plus près possible du matelas. À partir de la ceinture, faites doucement rouler les fesses d’un coté à l’autre. Si la personne se sent à l’aise, elle peut faire ce mouvement elle-même. Vérifiez la symétrie, la détente des épaules, la position des pieds, le rythme régulier du mouvement. 4. Les essuie-glaces Sur le dos, les pieds espacés d’environ 10cm. Observez la position des pieds. Est-elle symétrique ? Puis demandez à la personne de tourner ses jambes de façon à ce que les gros orteils se touchent au milieu. Observez le rythme et la symétrie. Le mouvement doit être le plus ample possible, du sol vers le centre, sans perdre le rythme spontané et régulier. Le mouvement doit venir des hanches et non pas des pieds. Il est très important d’apprendre à faire cet exercice en rythme. Afin de ne pas perdre le rythme, il est préférable de ne répéter l’exercice que 3-5 fois en comptant tout haut en rythme, de faire une pause avant de recommencer. Peu à peu la personne parviendra à répéter l’exercice et à tenir le rythme plus longtemps.

5. Balancements sur les mains et les genoux La personne assise sur ses talons étire ses bras devant elle. Ensuite elle se balance vers l’avant jusqu’à ce que la tête soit au-dessus des mains, puis se balance vers l’arrière pour revenir sur ses talons, puis repart vers l’avant dans un mouvement continu. Les bras sont très légèrement fléchis et les mains dirigées vers l’avant, les paumes et les doigts étirés, bien en contact avec le sol. La région lombaire devrait être détendue et le dos non cambré, les chevilles proches du sol et les pieds ne devant pas se lever.

POST-ACTIVITÉ Observez les changements dans la posture.

ANCREZ

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